Maroc : le secteur de l’événementiel, encore très fragile, sort la tête de l’eau

18 juillet 2021 - 18h40 - Maroc - Ecrit par : G.A

Malgré les facilités qui leur ont été accordées pour les soulager des effets de la pandémie du coronavirus, les professionnels marocains du secteur de l’Événementiel ont encore une liste de doléances qu’ils espèrent voir satisfaite pour sauver leur secteur du naufrage qui se profile à l’horizon. 

Il s’agit de l’indemnisation pour perte d’emploi au titre des mois de janvier à juin 2021, la remise fiscale relative à la taxe professionnelle pour les exercices 2020 et 2021, la prolongation du délai d’annulation des pénalités décidées par la CNSS et la DGI.

Après de longs mois de chômage, les traiteurs ont repris depuis fin mai leurs activités (cérémonies de mariage, funérailles, fêtes familiales…). Les carnets de commandes des professionnels sont actuellement surchargés. « J’ai essayé de trouver une salle de fête pour le mois d’août à Casablanca pour des clients mais tout est booké », indique un professionnel.

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Au nombre des conditions pour une reprise dans le secteur, il y a les rassemblements et les activités dans les espaces fermés autorisés pour moins de 50 personnes et dans les espaces ouverts pour moins de 100 personnes. En cas de dépassement de ce nombre, une autorisation auprès des autorités locales est requise. Des contraintes acceptées par clients et prestataires qui ont tous les deux besoin de ce genre d’événements.

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La reprise est une bouffée d’oxygène pour les traiteurs, mais également pour les petits métiers qui gravitent autour. Selon une étude réalisée par la profession dans le Souss Massa, l’écosystème des traiteurs rassemble 27 autres activités. De l’importateur de différents produits de luxe, en passant par l’artisan fabricant de babouches, d’habits traditionnels ou encore de dinanderie, ils sont nombreux à dépendre du secteur.

À lire : Au Maroc, les traiteurs sont au bord de la faillite

Il faudra cependant encore du temps pour effacer les pertes concédées à cause de la crise sanitaire. Les professionnels estiment qu’il sera assez difficile de remonter la pente. Selon Jamal Alahiane, président de l’Union marocaine des propriétaires et gérants des salles de fêtes (UMPGSF), les autorités doivent davantage accompagner les acteurs pour la survie du secteur.

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