

L’histoire actuelle du Maroc est incontestablement marquée par la réalisation des grands chantiers aussi bien sur le plan politique, économique que social ouvrant la voie à de nombreuses perspectives dans la consécration de l’Etat du progrès, de la modernité et de démocratie. Néanmoins, la société pâtit encore de nombreux phénomènes comme l’analphabétisme, la pauvreté, le chômage, le clientélisme et la corruption qui continuent de nourrir les idées rétrogrades et les gens de mauvaise foi.
La corruption et la malversation figurent parmi les obstacles majeurs qui freinent le développement du Maroc et constituent des moyens efficaces pour enfreindre la loi.
En plus, l’ascenseur sociale est en panne. Les choix ne se font pas en fonction de la compétence, de la crédibilité et encore moins en fonction de la primauté de l’intérêt général sur l’intérêt particulier, mais se basent beaucoup plus sur l’aspect relationnel et font de la corruption l’une des formes les plus élaborées d’exaction qui se manifeste principalement dans la « dépravation politique ».
Les conséquences de la dépravation politique
La dépravation politique se définit comme étant l’abus d’autorité à des fins illicites, voire personnelles, qui touche toutes les organisations politiques sous différentes formes dont notamment le clientélisme, la corruption et l’abus de pouvoir.
En fait, le terreau de ce phénomène qu’est la perversion politique reste favorisé par plusieurs facteurs. Il s’agit d’absence de démocratie et sa déficience suite à la concentration du pouvoir entre les mains des décideurs irresponsables à l’égard des électeurs, du manque de la transparence dans le traitement des informations, de la réalisation de gros investissements publics, d’absence d’administration financière adéquate, d’impunité et de salaires bas pour certaines catégories de fonctionnaires.
Autre facteurs : déficit juridique qui se traduit par la faiblesse du pouvoir de la loi et des professions juridiques, et taux d’analphabétisation élevé favorisant l’incapacité de cette catégorie à distinguer les choix des programmes politiques.
Les conséquences économiques de la corruption
Les conséquences de la corruption sur la politique et les institutions
A côté des effets néfastes sur l’activité économique, la corruption donne un coup dur au processus de la démocratie et de bonne gouvernance :
Al Bayane - F.M.