Elections 2007

Parti du Renouveau et de l’Equité

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Programme du Parti du Renouveau et de l’Equité

I/ De la personne

1-Du Travail

La préoccupation majeure de toute marocaine et de tout marocain est d’avoir un emploi rémunéré. Un emploi qui permet de subvenir à ses besoins de consommer, d’investir, de s’épanouir et de rêver à des projets.

Le défi est de créer des emplois non seulement aux nouveaux arrivants sur le marché du travail, mais aussi aux nombreux demandeurs d’emplois, qualifiés ou non, de différentes tranches d’âges ( notamment de 18-34 ans et de 35-54 ans ).

Nous nous engageons, au PRE, à relever ce défi de taille en lançant un ensemble d’actions consistant à :

  •  Mettre en place un vaste Programme National Volontaire de Formation et d’Intégration des Demandeurs d’Emplois sans diplômes âgés de 18-34 ans.

    Cette formation volontaire diplômant et rémunérée de 6 mois comprendrait un tronc commun pour apprendre : 1- à lire, écrire et calculer, 2- les bases du civisme, de la responsabilité et de la prévention sanitaire, 3- un métier de base ( en tant qu’aide : aide-boucher, aide-menuisier, aide-mécanicien soit des centaines de métiers à identifier ). 4- Instaurer un Vaste Programme National Volontaire d’Apprentissage par la Pratique destinés aux demandeurs d’emplois diplômés âgés de 18-34 ans.

    Cet apprentissage volontaire et rémunéré de 12 mois, renouvelable une fois selon les disponibilités, permettrait à de jeunes diplômés d’acquérir une première expérience en entreprise publique ou privée dans le cadre d’actions humanitaires telles que l’alphabétisation, la lutte contre l’illettrisme, la planification familiale, la prévention sanitaire, la formation au civisme, l’encadrement des jeunes ( culture-sport ), etc.

  •  Mettre en place un Programme d’Emploi – Jeunes auprès des entreprises privées. Cette initiative serait débattue et négociée avec les entreprises privées des divers secteurs d’activités économiques du pays dans le cadre d’un contrat – programme ambitieux, répondant à l’intérêt et la compétitivité de ces entreprises et sauvegardant l’intérêt général et les principes d’équité.
  •  Mettre en place un Programme de Formation Continue ouvert aux demandeurs d’emplois ainsi qu’aux salariés de tout âge afin de faciliter l’intégration ou la mobilité dans le monde du travail. Ce programme permettra aux personnes de 30 à 54 ans de se recycler et aura des conséquences très positives sur la compétitivité des entreprises : apprentissage dans divers domaines : informatique, finance, marketing, qualité en plus de divers perfectionnements dans les métiers de base. Sa promotion se fera en milieu rural et urbain.
  •  Réorganiser voire unifier les diverses agences chargées de la promotion de l’emploi, et doter chaque grande ville dans chaque grande région de ces structures.
  •  Mettre en place un programme national d’alphabétisation à même d’éradiquer l’analphabétisme chez la population âgée de moins de 55 ans.

    2-De l’Instruction ( Formation scolaire – universitaire )

    Une autre préoccupation majeure de chaque marocain consiste à offrir à ses enfants une instruction bien pensée à même de permettre l’accès au marché de l’emploi ou à la création d’entreprise. En outre, l’instruction a pour fonction de faire des marocains des personnes à la tête bien faite plutôt que bien pleine. Dans le siècle de l’Internet, avec la globalisation – mondialisation et un Maroc moderne et fort des particularités de son identité, l’instruction et la connaissance sont une ouverture indispensable à la vie.

    Le défi consiste à concevoir un système d’instruction – formation moderne, évolutive, garant de notre identité, respectueux de l’égalité des chances, ouvert sur les mutations mondiales scientifiques, technologiques et permettant la recherche, le développement et l’innovation.

    Au PRE, nous nous engageons à relever cet autre défi en mettant en place les actions suivantes :

  •  Instaurer un enseignement général public / privé obligatoire jusqu’à 16 ans.
  •  Instituer un cycle de formation professionnel pour les 16-19 ans qui quittent l’enseignement général leur permettant de revenir aux cycles supérieurs au besoin.
  •  Mettre en place, selon le principe de l’égalité des chances, des écoles, collèges, lycées ou unités de formation professionnelle de proximité. Ceci dans le cadre d’un réaménagement global du territoire permettant une décentralisation, l’autonomie, la proximité et la réponse aux besoins spécifiques de chaque région et grand centre urbain.
  •  Permettre à l’entreprise privée de se développer au maximum dans tous les créneaux de l’éducation. Evaluer le coût pour l’Etat de l’enseignement général et de l’enseignement professionnel par individu afin de substituer à l’Etat le privé à chaque fois qu’il est possible.
  •  Revoir les programmes de Formation universitaire afin de les adapter au marché du travail.
  •  Assurer la Formation continue en entreprise.

    3-Du Sport

    Le Maroc ambitionne d’être un pays leader dans le sport. Le sport est le préalable à un peuple en bonne santé physique et morale. Le sport est aussi l’école par excellence du civisme, de la responsabilité, de la compétition, de la réussite, des défis à relever, du travail en équipe, du partage et de la solidarité.

    Le défi est financier. Mais c’est surtout une question de volonté.

    Au PRE, nous nous engageons à :

  •  Promouvoir le sport au sein du système scolaire et universitaire ;
  •  Développer le sport amateur et professionnel ;
  •  Doter chaque grande ville dans chaque région des équipements de base nécessaire à la pratique de sport amateur et de l’activité sportive au profit de tous.

    4-De la Culture

    Le Maroc, grâce à toutes les marocaines et tous les marocains, est riche de cultures diverses contribuant au patrimoine universel. Le Maroc est aussi métissé, multiculturel et pluri-linguistique. Le Maroc se doit de protéger et de sauvegarder sa culture.

    Au PRE, nous nous engageons à :

  •  Promouvoir toutes les formes d’expressions culturelles et artistiques nationales ;
  •  Réhabiliter la langue et la culture Amazigh qui représente le socle de la culture populaire marocaine ;
  •  Libéraliser le champs audio-visuel et y promouvoir les investissements privés.

    II/ La famille

    1-Du Logement

    La préoccupation majeure de chaque marocain ( en âge de fonder une famille ) est d’acquérir un premier logement.

    Le défi consiste à trouver des solutions à même de permettre aux marocains, en milieu rural ou urbain aux revenus éparses, d’acquérir un premier logement en fonction de leurs besoins.

    Au PRE, nous nous engageons à créer un Programme ambitieux de Logement Universel constitué des mesures suivantes :

  •  Institution d’un Plan Epargne 1er Logement d’une durée de 5 à 10 ans en déduction de l’IGR dans le cadre d’un plafond afin de constituer des fonds propres permettant l’achat d’un logement.
  •  Mise en place de crédits bancaires subventionnés par l’Etat pour la 1ère tranche allant à 50 000 Dhs en zone rurale et 100000 Dhs en zone urbaine au taux d’intérêt zéro.
  •  Création de nouvelles villes de 10 à 50 000 habitants au pourtour de grandes villes dotées de toute l’infrastructure nécessaire : écoles, dispensaires, parcs de loisirs, parcs industriels, parc technologiques, etc.
  •  Mise à disposition de terrains étatiques subventionnés aux familles nécessiteuses ( à définir après enquête et étude ).
  •  Développement du Programme dans le cadre de la décentralisation et de la promotion régionale.

    L’aménagement urbain et rural se ferait dans le cadre de la décentralisation et du développement de la démocratie locale. Les régions devront être compétitives, complémentaires et en concurrence entre elles, soucieuses d’attirer l’investissement national et international. Elles devront se doter des infrastructures permettant l’autonomie et définir avec le concours de l’Etat tous les problèmes locaux ( chômage, enseignement, santé, logement, transport… ).

    2-De la Santé

    Chaque marocain souhaite avoir accès aux soins médicaux selon ses besoins de même que le Maroc ambitionne d’avoir un programme de santé moderne et évolutif.

    Le défi consiste à rendre obligatoire et générale l’assurance – maladie au sein de l’entreprise publique et privée et couvrir toute la famille de l’adhérent : conjoint et enfants à charges ( scolarisés ou non, universitaires ). De même, le défi consiste à assurer la gratuité au moins des premiers soins – visite médicale et soins légers aux personnes non couvertes par l’A.M.O.

    Au PRE, nous nous engageons à remettre à plat le système actuel de santé et d’entreprendre les mesures suivantes :

  •  Favoriser la prévention et l’information.
  •  Mettre en place des dispensaires de proximité et des services d’urgence de proximité.
  •  Mettre en place le système national de l’AMO en faisant appel au concours des caisses de prévention publique, des assurances privées et des opérateurs de santé privés et publiques.
  •  Etendre les CHU aux grands centres urbains à raison d’un CHU pour un million d’habitants, outre Casablanca qui devrait en compter 4, Rabat avec 2, Marrakech et Fès d’abord puis Oujda, Agadir, Tanger devraient toutes avoir leur CHU.
  •  Développer la recherche et l’innovation dans les CHU ( outre soins hospitaliers et soins intensifs ) autour des besoins spécifiques à nos populations mais en plus autour des sciences de la vie, de la biotechnologie et des innovations mondiales.
  •  Favoriser au maximum la médecine privée : clinique, hôpitaux, CHU et centres de recherche.
  •  Assurer une meilleure formation et recyclage des infirmiers et du personnel paramédical.

    3-De la Solidarité

    Au Maroc, la Famille est le lieu privilégié des solidarités. Chaque Famille a son lot de contraintes auxquelles elle doit faire face en toute responsabilité et solidarité.

    Le défi consiste à en prendre conscience et à permettre aux familles d’aider ceux qui ont le plus besoin à se prendre en mains.

    Au PRE, nous nous engageons à mettre en place des mesures concrètes pour aider les familles et ne plus les laisser livrées à elles-mêmes. Ainsi, en instaurant :

  •  Une fiscalité appropriée qui permettra aux familles de déduire 10% d’IGR à hauteur d’un plafond pour frais médicaux, frais d’enseignement, frais annexes pour toute personne à charge ( enfants à l’université, handicapés, personnes âgées …),
  •  Des bourses d’études aux handicapés ….
  •  Un fond de lutte contre les catastrophes naturelles sécheresse, inondations, tremblements de terre, épidémies ….
  •  Un fond de lutte contre l’exclusion, la pauvreté, l’aide aux plus démunis à travers des programmes de prise en mains.

    4-De la Retraite

    Une préoccupation de taille de tout salarié du public ou du privé est de préparer sa retraite.

    Le défi consiste à remédier d’urgence aux problèmes importants liés au système actuel et les prévenir à l’avenir.

    Au PRE, nous nous engageons à enclencher un débat national sur cette question majeure et prendre les décisions qui s’imposent s’en plus tarder. Les actions concernent :

  •  La mise en place d’un Plan d’Epargne Retraite en report de l’IGR à hauteur d’un plafond. Le PER pourra, être investi en obligations ou en actions, être retiré en capital ou en mensualités selon des produits à mettre en place par les Banques et les Assurances. Les déductions et les reports seront d’autant plus importants que la durée est longue. Le PER est investi à travers les sociétés de bourses, les banques, les assurances ou les organismes de placement collectif en valeurs mobilières.
  •  La réforme des systèmes actuels de retraites en s’inspirant des modèles les plus performants.

    III/ De l’entreprise

    La préoccupation majeure de toute entreprise marocaine est de survivre et de se développer. Chacun convient que l’entreprise, grâce à son entrepreneur et à ses travailleurs, crée de la richesse indispensable à la croissance économique et nécessaire au développement de notre pays.

    Or, s’il s’avère que l’entreprise marocaine est encore fragile, les secteurs d’activités auxquels elle appartient ne sont pas pour la plupart bien structurés. L’entreprise n’est pour ainsi dire pas suffisamment prête pour faire face à la concurrence de groupes étrangers mieux organisés et plus compétitifs.

    Aujourd’hui, l’entreprise marocaine évolue dans un environnement interne et externe en profonde mutation. Au niveau national, les entraves sont nombreuses et affectent directement sa compétitivité : coûts de facteurs de production élevés, secteurs d’activité non intégrés en amont ou en aval, main d’œuvre rigide manquant de technicité et de productivité, corruption et bureaucratie administrative, fiscalité et douane lourdes, profusion de l’économie souterraine et existence de pratiques non éthiques (travail de jeunes de moins de 15 ans, rémunération inférieure de la femme à travail égal, inégalité entre milieu rural et urbain) .

    Au niveau international, les exigences sont multiples et indiquent la fragilité de l’entreprise marocaine : qualité souvent remise en cause, délais non respectés, prix à l’export non concurrentiels par rapport aux pays concurrents qui pratiquent de fortes dévaluations de leurs monnaies…

    L’arrimage du Maroc à Europe à terme devrait permettre successivement la levée de toute restriction sur les investissement et les mouvements de capitaux, la libre circulation et le libre établissement des personnes et enfin une union monétaire. Cela prendrait beaucoup de temps. En attendant, la tombée progressive, mais rapide, des barrières douanières, l’entrée à grands pas du Maroc dans la mondialisation exige de l’entreprise marocaine une prise de conscience, une mise à niveau générale, une adaptation, une intégration du changement. Le défi de l’entreprise marocaine est de penser à l’échelle du globe et d’agir localement. « Think global, act local ». Aussi, est-il impératif que chaque entreprise renforce ces atouts, corrige ses contraintes, saisisse les opportunités et pare les menaces.

    Le défi pour notre pays consiste à lever la crise de confiance, à inverser les anticipations incertaines, à donner de la visibilité aux entrepreneurs, à rétablir le désir d’investir à nouveau. Le défi pour tout gouvernement est d’être audacieux courageux et volontaire pour entreprendre aujourd’hui les grandes réformes : incitation, transparence de la vie économique, multiplication de grands groupes privé industriels et financiers compétitifs à l’échelle européenne, suppression de monopoles qui contrôlent l’économie….

    Au PRE, nous nous engageons à rétablir la confiance et à restaurer la compétitivité de l’entreprise à travers une Stratégie Economique Nationale structurante qui s décline selon les axes suivants :

    1-Une vision à long terme :

    Adhésion du Maroc à l’horizon 2025 à l’ensemble économique Europe – Méditerranée aux échéances suivantes :

  •  2000-2009 : Mise à niveau des entreprises, du tissu industriel et de l’économie dans son ensemble ;
  •  2010 : Adhésion du Maroc à la zone libre-échange avec l’Union Européen – libre circulation des biens et services ;
  •  2015 : Libre circulation des capitaux et des investissements ;
  •  2020 : Libre circulation et libre établissement des personnes ;
  •  2025 : Union monétaire et adhésion à l’ensemble Europe – Méditerranée.

    2-Une politique sectorielle de croissance immédiate :

    Faciliter et encourager la création, le développement et la mise à niveau de l’entreprises. La stratégie a une double priorité : répondre à la demande locale et se positionner sur les marchés mondiaux, différenciation à bâtir sur des avantages comparatifs de savoirs.

    2-1-Positionnement :

  •  Organiser le tissu industriel national en favorisant la concurrence et la complémentarité des principales régions, en créant des parcs industriels et technologiques dotés d’incubateurs ou de pépinières d’entreprises, en cédant des terrains au prix coûtant….
  •  Faciliter la compétitivité des entreprises orientées vers le marché local en prévision de l’ouverture des frontières .
  •  Encourager les entreprises exportatrices notamment à forte valeur ajoutée à s’intégrer dans l’éco-monde .

    2-2-Les réformes :

  •  Simplifier les procédures administratives telles que les autorisations d’investissement et d’exploitation de locaux industriels et commerciaux, l’inscription au registre de commerce ;
  •  Supprimer les autorisations administratives préalables à l’investissement et les remplacer par un régime de simple déclaration, « créer son entreprise en 5 mn sur simple déclaration » ;
  •  Améliorer l’accès des PME, et des sociétés d’ingénieries et de conseils marocaines aux marchés publics ….
  •  Structurer l’économie par une réglementation souple et évolutive : code de travail, charte de la PME, contrats-programmes sectoriels, et agences de régulation.

    2-3-Etablir le dialogue :

  •  Ouvrir le débat avec les professionnels des secteurs d’activité locaux ou mondiaux. Les professionnels connaissent mieux que quiconque leurs métiers en terme de production, de marchés, de finances ou d’administrations. Ils sont donc les interlocuteurs incontournables de toute décision de politique économique les concernant. Il est nécessaire de négocier avec eux afin d’identifier d’abord un ensemble d’engagements, d’objectifs et des moyens, de part et d’autres, puis de mettre en place des contrats programmes, à même de répondre aux intérêts des entreprises dans le cadre du respect de l’intérêt général.

    2-4-Instaurer une fiscalité incitative :

  •  Donner à l’entreprise les outils de sa compétitivité par une politique fiscale qui encourage l’investissement privé, l’emploi –formation, la recherche–développement, l’innovation, les exportations et la citoyenneté.

    A titre d’exemple encourager la création de centres thématiques de recherche appliquée ouverts aux PMEs pour expérimenter leurs innovations.

  •  La fiscalité devrait accompagner la mise à niveau inscrite dans les contrats-programmes. Elles devrait aussi être harmonisée et inférieure ou égale à celle pratiquée dans l’Union Européenne (exemple de l’Irlande). Une fiscalité incitative qui allége les charges patronales pour le recrutement et la formation et l’IS pour l’investissement ou la R-D-I.

    IV- De l’état :

    L’état régulateur :

    La préoccupation majeure de tout gouvernement devrait être de constituer les bases d’une croissance forte et durable. Or, l’Etat marocaine doit faire face à une crise budgétaire et à une crise de confiance. De plus, la nouvelle donne intègre le monde en marche, ses mutations visibles que sont la mondialisation, les révolutions technologiques (celle de l’information notamment qui s’inscrit dans l’économie du savoir) et les nouvelles exigences des citoyens.

    Le déficit structurel du marché de l’emploi ne peut être résorbé que par une croissance forte et durable. Or, celle-ci est tributaire de l’investissement privé local, ensuite l’investissement public en infrastructure et dans les secteurs d’activités où le privé est défaillant et enfin de l’investissement privé étranger.

    Nous avons souligné l’impératif de l’investissement privé local ainsi que les mesures à entreprendre pour l’encourager. L’investissement public, quant à lui, est plombé par le budget de fonctionnement qui consomme 60% des ressources et du service de la dette qui représente 20% des ressources. Faut-il préciser que les 20% restants, affectés à l’investissement, sont insuffisants pour impulser un élan à la croissance économique ? Faut-il rappeler que l’attractivité du Maroc, pour des investisseurs étrangers passe nécessairement par le rétablissement de la confiance, par l’investissement national et par l’investissement public structurant ?

    Parallèlement à la dynamisation de l’investissement privé, le défi consiste incontestablement à réduire le budget de fonctionnement de l’Etat, de maintenir le service de la dette a son minimum et d’augmenter rapidement le budget d’investissement dans des proportions substantielles.

    Face aux enjeux, au PRE, nous nous engageons à constituer les bases d’un Etat efficace et compétitif, à réformer l’administration, à maîtriser le budget – recettes /dépenses de fonctionnement et d’investissement – à assurer le développement de l’infrastructure de base. Nos projets sont majeures et concernent :

    1-La réforme de l’administration :

    Instituer dans l’administration efficacité et qualité au service du citoyen. Un audit est nécessaire département par département afin de redéfinir les prérogatives, l’organisation idoine, les procédures, la formation …. Les résultats seraient immédiats : réduction du nombre de ministères de 40 à 20 en moyenne, création d’agences de régulation, simplification des procédures en utilisant les NTI, satisfaction des citoyens, réduction des coûts, augmentations des ressources publiques…. La réforme de l’administration concerne non seulement l’Etat Central mais aussi les collectivités locales et les établissements publics.

    2-La valorisation des ressources humaines :

    Ne pas remplacer les départs à la retraites, encourager les départs volontaires avec des conditions optimales, encourager les départs pour la création de PME sous-traitante (dans le conseil, le gardiennage, le jardinage…) et former les ressources humaines en surplus dans certains départements pour les affecter aux départements en sous-effectifs ou à étoffer selon des objectifs bien définis (ex sécurité ou santé, enseignement, sport, environnement, alphabétisation ou décentralisation …).

    3-Le service minimal public :

    Répondre au principe de l’égalité des chances et à l’égalité d’accès au service minimum dans des domaines de base de santé, instruction, eau, électricité, habitat, transport, routes, sports et sécurité. Protéger les plus démunis.

    L’état de droit des grandes réformes

    La préoccupation majeure du Maroc est de poursuivre certaines réformes déjà entamées telles que démocratie, pluralisme, droits de l’Homme… et d’entreprendre, sans plus tarder, des réformes de fonds notamment, dans les domaines de justice, sécurité, aménagement du territoire, protection de l’environnement, entreprises publiques ….

    Le défi consiste à écouter, à établir la culture du dialogue social puis par les grandes réformes, à décider et à entreprendre courageusement aujourd’hui les grandes décisions qui s’imposent.

    Au PRE, nous nous engageons à :

    1-Promouvoir la démocratie par le respect de la constitution, l’usage d’un code électoral permettant à la majorité d’exprimer librement ses droits politiques, le recours au référendum pour toute question relative aux changements de nos institutions….. 2-Consolider l’Etat de Droit par la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire pour une justice responsable, simple, de proximité, rapide et respectueuse de nos lois et institutions sans interférences aucunes. 3-Instaurer, par la décentralisation et la déconcentration, les conditions optimales pour instituer la Démocratie locale. Donner aux régions une autonomie politique, leurs permettre d’être compétitives, en concurrence et complémentaires entre elles, afin d’attirer l’investissement chez elles. réformer l’administration des collectivités locales et des communes.

    Parti du Renouveau et de l’Equité