L’une est née au Maroc, l’autre pas. L’une a des parents assez tolérants, l’autre pas. Pourtant, Aïcha et Mimi pourraient être sœurs. Issues de familles marocaines, elles ont grandi à Bruxelles et connu les tiraillements entre deux cultures. Elles sont toutes deux passées de la fête de l’Aïd à la Saint-Nicolas et de l’intransigeance paternelle à la lutte pour l’émancipation des filles.
Apprentissages douloureux ou déconvenues burlesques, l’auteure nous emmène dans le dédale de ses souvenirs et de ses conversations drolatiques, et nous permet de mieux comprendre les aspirations – inconciliables ? – que vivent les jeunes de la « deuxième génération ».
Une ’arme de combat’ ? Une étude ethno-socio-psychologique sur l’immigration ? Non : un récit qui suscite des émotions et un questionnement sur soi, quelles que soient les origines du lecteur.