Dans Une mélancolie arabe, récit de nouveau à la première personne, dont le narrateur s’appelle toujours Abdellah Taïa, il met la même pudeur pour parler de ses amours, souvent malheureuses, avec les hommes, et la même poésie pour évoquer ses souvenirs.
On le suit de Salé, où il est né il y a trente-cinq ans, à Paris où il vit désormais, mais aussi à Marrakech et dans cet avion qui a failli s’écraser au décollage. Puis au Caire, "ville du chaos qui m’allait comme un gant". "Le Caire. Al-Qahira. Un hammam de 20 millions d’habitants. Un monstre humain. Une fleur bleue, jolie, poussiéreuse. Un désert inspirant, étouffant."