Les membres du CCME-France ont pris connaissance, avec beaucoup d’attention et d’intérêt, de la déclaration de M. El Bejouki parue dans AL-Massae du 30 juin 2008. M. El Bejouki pose sur la place publique des éléments objectifs, de sources sures, méritant examen et vérification. Ils semblent indiquer que les partis politiques, toutes tendances confondues, étaient unanimes à considérer que seule une représentation issue des urnes peut être proposée aux Citoyens Marocains de l’étranger, à l’égal de celle proposée à leurs compatriotes de l’intérieur.
En dépit de ces positions claires et de la volonté toute aussi claire de notre Souverain, les conclusions que le CCDH lui a transmises font état du contraire, ce qui a conduit M. El Bejouki à conclure à une déformation extrême de la vérité et à une opposition à la volonté Royale réaffirmée à maintes reprises.
Nous pouvons ajouter aux éléments et appréciations de M. El Bejouki, ce dont nous avons été témoins à l’occasion des séminaires du CCDH, qui faisaient partie du processus de consultation des Citoyens Marocains de l’étranger destiné à informer notre Souverain sur leurs souhaits et attentes en l’espèce.
Ainsi donc, ce qu’affirme M. El Bejouki semble trouver un écho du même acabit dans ce que beaucoup d’entre nous ont perçu lors des séminaires organisés par le CCDH et qui devaient contribuer à alimenter les conclusions destinée à éclairer l’opinion publique sur nos attentes et nos souhaits. Ce qui semble sûr et indiscutable, c’est que ces conclusions ont été contraires aux souhaits des personnes libres et indépendantes présentes lors de ces séminaires. Au demeurant, ces souhaits et attentes étaient connus de notre Souverain. Il nous parait donc évident que si des conclusions contraires lui ont été soumises, elles relèvent de la même déformation et manipulation dont ont été victimes les représentants des partis politiques et que rapporte M. El Bejouki.
Il faut déplorer le silence de plus en plus assourdissant des membres cooptés. Qu’attendent ces esprits libres pour exprimer leur point de vue ? Attendent-ils que leurs interventions et leurs déclarations soient rédigées afin de se conformer aux souhaits de ceux qui sont à l’origine de ce montage lamentable ? Ces interventions ne sauraient tarder, gageons qu’elles seront un plaidoyer sincère et désintéressé pour cette instance dont les fondations commencent à révéler des malfaçons graves. Ces membres ne sont astreints à aucune obligation de silence ou de réserve, surtout s’il s’agit de l’intérêt supérieur de notre pays et de notre communauté.
Pour que toute la lumière soit faite sur ces graves dysfonctionnements et tromperies,
Collectif, CCME-France