
Dans Palette d’une vie, Qotbi se livre à une sorte de devoir de mémoire envers lui-même. Au début, il arpente le territoire de son enfance, au risque de réveiller les démons qui la hantaient. Défile ensuite son adolescence faillie, tout en errances sans espérance.
En quatre chapitres gustatifs, Qotbi revoit – par le menu – un passé que le quotidien risque d’ensevelir. Les évocations de rencontres ou de faits sont parfois entre-coupés de retour aux fantômes qui le cernent de sa présence, comme si l’auteur-narrateur rechignait à restituer son enfance et sa jeunesse d’une seule traite, et préférait procéder par petites touches glissées ici et là, à chaque déclencheur d’une réminiscence.