
De l’avis de tous les passagers que nous avons interrogés en supervisant sur terrain l’opération transit, dans la matinée du samedi 2 juillet 2005, au port de Béni-Ensar à Nador, les conditions de transit se sont nettement améliorées.
Cette amélioration très significative, expliquent le directeur de l’ODEP à Nador, le directeur de la région Nord-Est des douanes, les représentants du développement commercial des compagnies de navigation, est le résultat du développement important de l’infrastructure portuaire du port de Béni Ensar dont l’extension et la restauration ont nécessité un investissement global de 210 millions de dirhams, des mesures entreprises par les services de douane et de police ainsi que les efforts déployés par le quartier maritime du port. Mme Nadia Msalek, Mohamed Bouchaïb qui venaient de débarquer nous ont exprimé, à l’instar d’un jeune couple marocain motorisé, leur grande satisfaction des conditions de transit considérablement améliorées. Au fait, la visite que des représentants d’organes de presse régionale et nationale ont effectuée au port pour s’enquérir de l’état des lieux et les conditions de transit, nous a permis de constater la réduction du temps d’attente, la bonne gestion des flux (passagers et véhicules), flexibilité des formalités de débarquement orientation des passagers et assistance... Quant à cette opération de transit de 765 passagers et 202 véhicules, elle n’a duré que 40 mn. Cependant, nos RME ne sont pas pour autant tous satisfaits. Nombreux qui, à l’instar de M. Adak Mustapha, se plaignent de la qualité du service à bord du navire et surtout des tarifs de billets - fauteuils - cabines ou véhicules. Ils trouvent les tarifs appliqués par les compagnies marocaines de navigation exorbitants en comparaison avec ceux des compagnies étrangères. Et c’est pour cette raison que le point de presse, tenu avec le directeur de l’ODEP et les représentants de compagnies, s’est focalisé sur l’augmentation, scandaleuse, des prix.
Loin de toute quête de bénéfice, cette hausse des tarifs, nous explique-t-on, est dictée par un souci majeur de préserver les équilibres financiers des compagnies. Selon les armateurs, l’augmentation, conséquence de contraintes externes, est un impératif qui se justifie par plusieurs arguments :
Mohammed Zerhoudi - Al Bayane