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Fouad Ali El Himma

29 octobre 2005 - 1 commentaires - En discuter sur les forums? Fouad Ali El Himma

Fouad Ali Himma porte bien ses titres officiels, mais il pèse bien plus, beaucoup plus, à titre officieux. On le dit “l’œil du Palais”. On dit aussi « qu’il a l’oreille du Roi ». Si on lui prête autant de pouvoir, c’est qu’il en a réellement. Mais, cela ne se voit pas. Et ce pouvoir-là, multiple et diffus, il le tient directement du Roi.

Des hommes qui ont un réel pouvoir, ou même l’essentiel du pouvoir exécutif, sans en avoir l’air, il y en a toujours eu. Dans toutes les époques, sous tous les régimes et sous tous les cieux. Fouad Ali El Himma semble sortir tout droit de ce moule d’exception où les astres donnent la première impulsion à une destinée pour que le libre-arbitre et le mérite fassent le reste. Une question pour passer de cet avant-propos aux allures d’horoscope, au plancher du banalement politique : si je vous disais quelle est la fonction de Fouad Ali El Himma, vous répondriez quoi ? Un conseil, tournez votre langue sept fois, avant de balancer une réponse du genre « mais bien sûr, il est ministre délégué à l’Intérieur! ». Ça, c’est de la langue de bois qui vous fera passer pour un lambda mi-naïf, mi-blaireau, dont la citoyenneté péquenaude ne dépasse pas l’arrondissement du quartier. Le mieux, sans pour autant donner sa langue au chat, c’est de répondre par d’autres questions. Est-ce qu’il est uniquement ministre délégué à l’Intérieur ? Et s’il n’est que cela, ne serait-il que l’adjoint du détenteur actuel de ce porte-feuille, Mostafa Sahel, pour en être, peut-être, le successeur à terme, le moment venu ?

Fouad Ali El Himma porte bien ses titres officiels, mais il pèse bien plus, beaucoup plus, à titre officieux. On le dit “l’œil du palais”, au ministère de l’Intérieur et ailleurs. On dit aussi « qu’il a l’oreille du Roi ». On dit enfin qu’il supervise l’ensemble des services de sécurité, dans l’enchevêtrement infini de leurs espaces de compétences. Il est tout cela à la fois, peut-être. Il faut toujours mettre un « peut-être », à propos de El Himma. Non pas par un quelconque doute, mais par rapport au personnage lui-même. Si on lui prête autant de pouvoir, c’est qu’il en a réellement. Mais, cela ne se voit pas. El Himma ne le laisse pas entrevoir. Il n’en fait pas état. Et ce pouvoir-là, multiple et diffus, il le tient directement du Roi.

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