
Pendant longtemps les autorités marocaines ont nié l’existence du bagne de Tazmamart situé en plein désert dans le sud du pays.
Pourtant, cinquante-huit officiers et sous-officiers, fantassins ou aviateurs, y furent enfermés pour avoir été impliqués, à leur corps défendant, dans les deux tentatives de coup d’état en juillet 1971 (Skhirat) et 1972 (attaque contre l’avion du roi).
Après dix-huit ans de détention dans des conditions inhumaines, quand s’ouvrent les portes de Tazmamart, vingt-huit d’entre eux avaient survécu. Celui qui occupait la cellule 10, Ahmed Marzouki, témoigne au nom de tous, disparus et survivants.