
Plutôt qu’une chronique, l’auteur nous offre une dénonciation aussi courageuse que pertinente des mentalités et des comportements qui, lors du XXe siècle, ont joué un rôle déterminant dans la condition retardataire des Marocains et les relations déficitaires et contentieuses entre le Nord et le Sud.
Il met l’accent sur les conditions et les travers ayant conduit le Maroc indépendant à rater son siècle, aidé en cela par un Occident à l’atavisme colonialiste et toujours en proie aux démons des croisades. D’un bout à l’autre de l’écrit, on est frappé par l’intérêt de l’auteur pour l’être humain, décidément une obsession. Car c’est à une certaine conception de l’être humain qu’il ramène les déboires du Maroc. Tous les déboires.