
Après le renvoi du maire PJD de Meknès, Aboubakr Belkora, Mohamed Bourhim du Parti du Renouveau et de l’Equité (PRE) a été élu nouveau maire de Meknès.

Nouveau rebondissement dans l’affaire du maire PJD de Meknès. Après sa révocation, Aboubakr Belkora est poursuivi en justice. C’est en tout cas ce qu’a révélé Mohamed Fassi Fihri, wali et responsable de l’Inspection générale de l’administration territoriale (IGAT), relevant du ministère de l’Intérieur, lors d’un point de presse donné hier à Rabat : « nous avons saisi la justice pour qu’elle puisse se prononcer tellement les irrégularités constatées ont un caractère pénal ». Donc cette opération mains propres va au-delà de la simple sanction administrative.

Une première au Maroc. Le Maire de Meknès, Aboubakr Belkora (Parti de la justice et du développement) a été démis de ses fonctions par le Ministre de l’Intérieur, pour mauvaise gestion.

Il n’a rien de l’islamiste portant barbe, claquettes et gandoura. Avec sa chemisette beige et son pantalon de bonne coupe, Aboubakr Belkora fait mentir tous les clichés. Sa femme, élégante, moderne et gaie, est non voilée. L’aîné de leurs fils a étudié à Lyon, le second aux Etats-Unis, le troisième à l’université américaine d’Ifrane. Quant au dernier, il vient d’intégrer le lycée français de Meknès. Et pourtant, tous les yeux sont braqués sur Aboubakr Belkora depuis quatre ans. Sans bienveillance, selon lui.