
Le président du Conseil consultatif des droits de l’homme a menacé, cette semaine, l’hebdomadaire arabophone Al Hayat de poursuites judiciaires s’il ne mettait pas fin à la publication de témoignages auprès de l’IER, restés jusque là confidentiels.

La justice marocaine a ordonné, jeudi 19 juin, à un quotidien de stopper la publication de témoignages en rapport avec la dure répression politique qui a sévit pendant les "années de plomb" (1960-1999) sous le règne d’Hassan II, a-t-on appris de source judiciaire.

Au siège du quotidien « Jarida Al Oula », c’est la fièvre qui précède le bouclage. Sauf que ce mardi 10 juin est une journée particulière. Le directeur de cette nouvelle publication, Ali Anouzla, est cité à comparaître ce mercredi matin dans une plainte déposée contre lui par le président du Conseil consultatif des droits de l’Homme. Motif de la plainte en référé examinée ce matin par le tribunal de première instance de Rabat : la publication des déclarations faites par de grands témoins écoutés par les membres de l’Instance Equité et Réconciliation.

Le Maroc et l’Union européenne (UE) ont lancé conjointement vendredi à Rabat le processus de mise en oeuvre d’un "Plan d’action" en matière de démocratie et de droits de l’homme, en application de la Déclaration de Vienne adoptée par 171 Etats en 1993. L’UE a débloqué une somme de deux millions d’euros en soutien au programme marocain, a indiqué Bruno Dethomas, représentant de l’UE à Rabat.

Ils ont échappé au trépas mais les 35 miraculés des attentats du 16 mai 2003 à Casablanca meurent à petit feu : durement touchés dans leur chair, ils ont perdu leur emploi et n’ont reçu aucune indemnité de l’Etat.

Sale temps pour Ahmed Herzenni. Le Président du Conseil consultatif des Droits de l’Homme (CCDH) ne fait plus l’unanimité. Son action ainsi que ses discours sont contestés par les associations de défense des droits de l’Homme et les victimes des années de plomb.

Une autre énigme s’ajoute à la mystérieuse affaire Belliraj. Ahmed Herzenni, président du CCDH, vient de révéler que Moàtassim, aujourd’hui en détention préventive, lui avait parlé en 2005 d’un projet terroriste...

Le Conseil consultatif des droits de l’Homme a tenu, vendredi 26 octobre, la 28e session du Conseil. A l’ordre du jour, l’adoption d’un avis consultatif relatif à la création du conseil supérieur des Marocains de l’étranger. L’avis consultatif devait être transmis au Souverain par le CCDH le vendredi 26 octobre au terme d’une réflexion menée par un groupe de travail thématique entamé depuis près d’une année.
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