
L’auteur, l’un des trois frères Bourequat enlevés par les hommes d’Hassan II, raconte ses dix-huit années d’enfer dans l’un des plus sinistres bagnes où le souverain marocain enfermait ceux lui déplaisaient.

Orly, le 3 janvier 1992, 20 heures. Les téléspectateurs découvrent sur leurs écrans trois êtres hagards, brisés, dont les vêtements neufs et trop amples masquent mal les corps torturés. De leurs regards hallucinés, ils semblent retrouver le monde. De leur voix cassée, ils tentent de répondre aux questions rituelles des journalistes.

Un ancien détenu du bagne marocain de Tazmamart exilé aux Etats-Unis, Ali Boureqat, affirme dans un entretien publié vendredi par Maroc-Hebdo que le corps décapité de l’opposant Mehdi Ben Barka, assassiné en 1965, a bien été enterré en région parisienne. Selon lui, la tête du cadavre a été remise au général Mohamed Oufkir, alors ministre de l’Intérieur. Ce sont deux agents des services secrets français qui ont enterré le corps, coulé dans une dalle de ciment, à Montigny-sur-Loing, selon Ali Boureqat.

Ali Bourequat, un ancien détenu du bagne marocain de Tazmamart exilé aux Etats Unis, a affirmé vendredi que le corps décapité de l’opposant Mehdi Ben Barka a été enterré en région parisienne, après son assassinat en 1965, contestant la thèse de l’ancien agent Ahmed Boukhari.