
Aïcha et Nawal ont posé comme des milliers de Marocaines leurs valises sur le sol andalou pour récolter pendant des mois des fraises chez des agriculteurs du sud de l’Espagne, et gagner de quoi faire vivre leur famille toute l’année

L’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (Anapec), a lancé lundi sa campagne de recrutement 2009 d’ouvrières saisonnières pour l’Espagne.

L’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) a signé un nouvel accord avec l’Espagne quant à l’emploi saisonnier.

L’Anapec d’Errachidia a annoncé qu’à fin septembre dernier plus de 450 travailleurs saisonniers ont été choisis pour aller travailler en Espagne et en France pour une durée déterminée.

L’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) a lancé une nouvelle campagne de recrutement pour l’Espagne. 2500 ouvrières agricoles seront engagées dans un premier temps.

Elles partent à Huelva, ville espagnole située à 1000 lieues de leurs villages pour cueillir fraises et framboises. Lorsqu’on ne sait ni lire ni écrire, on apprend très vite à travailler dans les champs pour assurer le pain quotidien. Mais l’Espagne offre aux ouvrières agricoles marocaines bien plus que du pain. 35 euros par jour, pour 6 heures et demie de travail, elles ont de quoi couvrir largement leurs besoins élémentaires et même au-delà.

Le spectre d’El Ejido semble loin. Le maire de Cartaya n’a pas manqué, lors de son passage au Maroc, de faire l’éloge de la main d’œuvre marocaine. C’est en effet cette ville du sud de l’Espagne qui a accueilli les travailleuses marocaines pour la collecte de la fraise.

Le hall d’embarquement du port de Tanger raisonne d’un énorme brouhaha. Des centaines de femmes attendent le ferry qui les mènera à Tarifa. Un nouveau flux migratoire se déverse, depuis deux ans, du Maroc vers l’Espagne. 12.000 marocaines, toutes mères de famille, chargées de valises et baluchons improvisés traversent le détroit de Gibraltar pour rejoindre les champs de fraises de la province de Huelva. Une vague d’immigrées encadrée par les autorités des deux pays, censée répondre à la demande massive des agriculteurs andalous, à la recherche désespérée de main-d’œuvre.