
Le mouvement « Daba 2012 pour tous » auquel se sont joint plus de 450 associations et des centaines de personnalités, cadres et acteurs de la communauté marocaine à l’étranger, a organisé le 26 septembre 2009 à Paris sa première réunion.

Les vieux migrants résidents des foyers ADOMA n’ont pas été exonérés de la taxe d’habitation comme à l’accoutumée, malgré nos nombreuses tentatives auprès du centre des impôts, en vue de lever cette injustice.

L’histoire contemporaine du Maroc est jalonnée de soulèvements populaires. Ces derniers étaient l’expression de l’aspiration du peuple marocain à la dignité, la liberté et à l’Etat de droit. La réponse des autorités marocaines était cinglante et brutale. De nombreuses victimes y ont laissé leurs vies.

Le 1er février, le sénat a voté la nouvelle aide dite « à la réinsertion sociale et familiale » pour les vieux travailleurs migrants qui veulent effectuer des séjours de longue durée dans leur pays d’origine.

Une loi va bientôt permettre à nos vieux MRE de France de rentrer jusqu’à neuf mois par an au pays, tout en gardant certains acquis sociaux. Mes nos chibanis auraient plus à y perdre qu’à gagner. Cette loi, ils l’attendaient depuis tellement longtemps ! Bientôt, nos vieux MRE installés en France pourront rentrer plus longtemps au pays, tout en continuant de bénéficier de certaines aides sociales accordées par le pays hôte.

Depuis des années, il est demandé aux pouvoirs publics de donner aux vieux migrants la réelle possibilité d’effectuer des aller retours ou même de rentrer pour de longues périodes au pays d’origine. Pour ce faire, nombre d’associations, de même que le Haut conseil à l’intégration, demandaient de ne pas leur supprimer les droits sociaux acquis après de longues années de travail, notamment la protection maladie et le minimum vieillesse.

En 1990, l’assemblée générale des Nations unies adopte la Convention internationale des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille. Dix ans après, le 18 décembre est instauré comme journée internationale qui invite à se mobiliser pour les droits des migrants mais aussi à célébrer leurs apports culturels dans les pays d’accueil. Cette année, de nouvelles initiatives apparaissent, comme le lancement d’un marathon radiophonique mondial et, à Paris, une rencontre sur le thème “Migrations de l’art, Migrations dans l’art”.

Qu’ils soient nés en France ou qu’ils aient grandi dans les banlieues de l’Hexagone, les jeunes franco-marocains ne détournent pas les yeux du Maroc. Kaléidoscope d’une jeunesse qui exprime les joies et les peines de la double identité.
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