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Atrocités commises sur les séquestrés de Tindouf

26 août 2003 - 11h51 - Maroc

L’Association des victimes du polisario en Espagne (ASVIPO), installée à Barcelone, a rendu lundi hommage aux auteurs du rapport de la fondation « France-Libertés » qui ont eu le courage d’informer l’opinion publique internationale des méthodes de torture et des atrocités commises par l’appareil dirigeant du polisario sur les prisonniers marocains et les personnes séquestrées dans les camps de Tindouf, dans le sud de l’Algérie.

Dans une lettre ouverte, l’ASVIPO se déclare disposée à apporter son concours pour la conduite d’investigations sur les crimes du polisario afin de « démasquer les auteurs des graves violations des droits humains à Tindouf et en saisir les autorités judiciaires » ayant compétence en la matière au plan international.

L’ASVIPO, qui assure que certains de ses « membres ont souffert de sévices graves dans les centres de détention à Tindouf », affirme qu’elle dispose de la liste de « centaines de Sahraouis disparus depuis le jour de leur enlèvement par la sécurité militaire du Polisario ». L’ASVIPO exprime, d’autre part, sa solidarité avec Mme Afifa Karmous, membre de la Fondation « France-Libertés » qui fait l’objet de « graves accusations de la part des complices du polisario en Europe, spécialement en Espagne, pour s’être démarquée de la politique de haine et de mépris de la vie humaine suivie durant des décennies par les dirigeants du polisario opérant sur le sol algérien ».

Dans un communiqué diffusé jeudi dernier, l’Association de défense des réfugiés sahraouis à Tindouf (ADESETI) avait, rappelle-t-on, soutenu de son côté que les révélations de la Fondation « France-Libertés », contenues dans son rapport sur la détention de prisonniers marocains dans des « conditions inhumaines » à Tindouf, ne constituent « qu’une partie de cette implacable réalité » dans les campements des réfugiés sahraouis séquestrés par le polisario. Le rapport de France-Libertés, qui dévoile au grand jour le traitement inhumain et la torture morale et physique infligés aux prisonniers de guerre marocains ainsi que leur exploitation par le polisario, ne reflètent qu’une « partie de l’image abjecte des tortionnaires de Tindouf », installés dans le Sud de l’Algérie, ajoute l’ADESETI.

« Nous lançons un appel à toutes les ONG, institutions et personnalités du monde pour qu’elles interviennent d’urgence afin de mettre un terme à l’insupportable situation qui prévaut dans les campements et prisons de Tindouf et qui n’honore en rien l’humanité ».

Source : www.lematin.ma

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