
L’auteur nous invite dans la pénombre d’une salle qui se trouve au sous-sol d’un bar de Casablanca, portant ce nom prestigieux : ’Le Don Quichotte’.
Placée sous un tel emblème, on ne s’étonnera pas de voir cette salle s’illuminer de mille feux, devenir un lieu de métamorphoses et d’enchantements. Si ses habitués l’appellent : la fosse, l’auteur y voit un royaume des limbes ; non dans l’acception théologique de cette expression, mais dans celle de l’écrivain anglais, Evelyn Waugh, qu’il fait sienne et rapporte : l’endroit rêvé, ce sont les limbes. On y trouve un bonheur naturel, sans la vision béatifique ; ni harpes, ni discipline communautaire, mais du vin, de la conversation, dans une humanité imparfaite et diverse.