
Des militants antiracistes de Nanterre ont de nouveau appelé jeudi à rebaptiser la rue des Suisses, où siège le Front national, du nom de Brahim Bouarram, un Marocain jeté dans la Seine le 1er mai 1995 par des manifestants issus d’un cortège du parti d’extrême droite.

Le MRAP et l’ATMF ont demandé au maire de Nanterre, Jarry Patrick, de baptiser une rue de cette ville du nom du Marocain Brahim Bouarram, jeté, le 1er mai 1995, dans la Seine par des manifestants du Front national .

Plus d’une centaine de personnes ont rendu hommage mardi à Paris à Brahim Bouarram, un jeune Marocain jeté dans la Seine en 1995 par des manifestants issus d’un cortège du Front national (extrême-droite).

120 personnes ont rendu hommage dimanche au jeune Marocain jeté dans la Seine le 1er mai 1995 en marge d’une manif du FN

A l’appel d’un "collectif de citoyens français" résidant au Maroc, plus d’un demi-millier de Français ont manifesté mercredi à Rabat, Casablanca et Marrakech pour "défendre les valeurs républicaines". Quelque 350 personnes, dont de nombreux lycéens, se sont rassemblées à l’Institut culturel français de Casablanca (100km au sud de Rabat) pour exprimer leur "attachement indéfectible aux valeurs républicaines" et leur volonté de "faire barrage à l’extrême droite". Lors de ce rassemblement, les participants ont observé une minute de silence à la mémoire de Brahim Bouarram, un jeune Marocain jeté à la Seine par des skinheads en marge d’un défilé du Front national en 1995, avant de chanter en choeur "La Marseillaise".