
Mohamed Elmalki, alias Masta Flow, membre fondateur du groupe de rap « Casa Crew », et jongleur de mots talentueux et respecté dans la scène de la musique urbaine marocaine, se confie à ALM.

Ils font un tabac aussi bien chez les exclus du derb populaire que dans la jeunesse dorée des quartiers chics. Si le rap et le hip-hop marocain apparaissent de plus en plus comme « la musique de la jeunesse », ce style a par contre d’immenses difficultés à convaincre des maisons de disques et des pouvoirs publics qui hésitent -et ce n’est pas un euphémisme- à cautionner ces expressions inédites de la musique.

Une jeunesse en mal de vivre… Hay Mohammadi, ce terreau d’artistes. Ces trois dernières années, des groupes de rap ont émergé de cette sphère. Depuis Nass El Ghiwan, le style a changé, les revendications ne sont plus les mêmes. Bigg, H-kayne, Hoba Hoba Spirit, Casa Crew font partie de cette nouvelle scène marocaine. Ils ont moins de trente ans, se disent libres et expriment à travers leurs paroles les maux de notre société.