
Casa Negra, long-métrage marocain du réalisateur Noureddine Lakhmari, représentera le Maroc aux Oscars 2010.

Depuis plusieurs années, les films marocains attirent bien plus de spectateurs que les superproductions internationales. Mais ils sont très loin d’être rentables. Eclairage.

Depuis une dizaine d’années, le septième art occupe une place centrale dans le paysage culturel marocain. La production cinématographique nationale, qui s’élève à une quinzaine de films par an – comme la Belgique ou la Suisse – a gagné en qualité. En 2008, comme les années précédentes, les films marocains se sont classés en tête du box-office. Le pays, qui organise le Festival international de Marrakech, accueille aussi chaque année des dizaines de tournages internationaux.

Le Maroc sera présent à Cannes lors de la 61ème édition du festival international du film, qui se tient du 14 au 25 mai prochain, à travers un stand ouvert dans le cadre du village international du festival.

L’on se plaint d’un paradoxe flagrant au Maroc en matière cinématographique : au moment où le public se réconcilie avec la production nationale, où le film marocain s’améliore en quantité et en qualité (14 opus par an), où le budget d’aide publique est plus généreux (36 MDH), les salles obscures baissent le rideau les unes après les autres : 250 dans les années 1980, 150 en 2003, 92 en 2007 selon le Centre cinématographique marocain (CCM), voire 60 selon les responsables de la Chambre marocaine des producteurs de Films (CMPF), le nombre de salles se réduit comme peau de chagrin.