
Msarhati El Hassan, ouvrier agricole d’origine marocaine, a été abattu d’une balle dans la tête lundi après midi sur la plaine de San Giuliano en Corse.

Un ressortissant marocain menacé d’expulsion a décidé de mettre fin à ses jours lundi à la maison d’arrêt de Borgo (Corse).

Impossible d’imaginer derrière ce regard rieur et tendre, le destin bousculé d’un homme déraciné. Abdel fait partie de ces centaines d’immigrants clandestins qui viennent trouver en Corse un eldorado illusoire, se résignant pour cela à quitter leur pays et leur famille. Des êtres qui vivent dans l’ombre, sans statut, sans papiers, sans identité, avec pour seul espoir un lendemain meilleur.

Retour sur l’attentat qui a visé le consulat du Maroc dans l’île. En Corse, les bombes n’émeuvent plus grand monde et celle-là n’a même pas explosé. Les artificiers qui l’ont désamorcée le 14 septembre au matin devant le consulat du Maroc à Biguglia, près de Bastia, sont formels. L’engin artisanal, fabriqué selon une vieille recette locale avec une bouteille de plongée remplie d’un mélange chloraté et reliée à une bouteille de gaz, aurait pu faire de gros dégâts et peut-être des victimes. L’intention criminelle était donc délibérée.

Une charge explosive composée d’une bouteille de plongée remplie d’un mélange chloraté couplée à une bouteille de gaz a été découverte et désamorcée lundi matin devant la porte du consulat du Maroc sur la commune de Biguglia, au sud de Bastia, a-t-on appris auprès du parquet.

Un imam marocain, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a échappé à un attentat perpétré mardi à Linguizetta en Corse. Des coups de feu ont été tirés contre sa voiture, sans faire de victime.

Douze membres de ""Clandestini corsi"", un groupe armé ayant revendiqué sept attentats contre la communauté maghrébine de Corse en 2004, ont été condamnés à des peines de six mois à sept ans de prison ferme par la cour d’assises spéciale des mineurs, à Paris.

Un groupe terroriste corse de douze individus, accusés d’association de malfaiteurs, en relation avec une entreprise terroriste, comparait depuis lundi devant la cour d’assises spéciale des mineurs de Paris, deux d’entre eux étant âgés de 17 ans au moment des faits qui leur sont reprochés.