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Dallila Tahri, licenciée pour port du voile, sera réintégrée

17 décembre 2002 - 15h15 - Maroc

Les prud’hommes ont ordonné la réintégration de Dallila Tahri dans la société Téléperformances, qui l’avait licenciée le 15 juillet 2002 pour le port du voile islamique sur son lieu de travail. Les magistrats parisiens ont aussi condamné la société spécialisée dans le marketing téléphonique à verser à la plaignante tous les salaires échus depuis le 17 août dernier.

Début décembre, Dallila Tahri, 30 ans, a porté plainte en référé contre Téléperformances, qui lui reprochait de porter sur son lieu de travail un voile islamique lui couvrant le front, les oreilles et le cou.

En janvier 2001, la jeune femme de nationalité algérienne avait été dans un premier temps embauchée par intérim comme téléenquêtrice. Le port du voile ne présentait pas d’inconvénient à ce moment-là car Dallila Tahri travaillait par téléphone pour une filiale de l’entreprise, sans avoir vraiment de contact avec la clientèle.

Elle y a effectué des missions sans problème avant d’être définitivement embauchée en juillet 2001.

Mais, en juin dernier, elle a été mutée au siège social et la direction lui demandé de nouer autrement son foulard, à la façon d’un turban, ce que la jeune femme a refusé. Dallila Tahri a été licenciée sur le champ.

Dans son délibéré rendu mardi, le tribunal "constate la nullité du licenciement de Melle Tahri, ordonne à la société de réintégrer Mlle Tahri dans son emploi, tel que désigné par son contrat de travail, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, passé le délai de huit jours à compter de la notification de la présente décision".

La jeune femme qui revendique la culture française porte le voile depuis huit ans.

AFP

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