
L’organisation des droits de l’homme "Human Rights Watch" (HRW) a demandé la suppression de la liste de prénoms interdisant les prénoms amazighs au Maroc.

L’échevine anversoise, Monica De Coninck, a annoncé mercredi que les services administratifs d’Anvers (Belgique) ne distribueront plus la liste des prénoms autorisés par le Maroc.

Les consulats marocains à l’étranger reconnaissent l’utilisation d’une « liste de prénoms autorisés par le ministère de l’Intérieur ». Au Maroc, l’interdiction de certains prénoms amazighs est actuellement contestée devant des tribunaux administratifs.

Ils sont au centre de toutes les conversations, mais finalement on les connaît peu et mal. Ils fuient les mondanités, parce qu’ils n’ont pas besoin de s’afficher. Ils sont craints et enviés. Ces hommes – car ce sont tous des hommes –, qui ont souvent en commun le goût de l’intrigue et du secret, jouissent d’un privilège incommensurable dans des sociétés aussi pyramidales que les sociétés maghrébines : celui de l’extrême proximité et même parfois de la familiarité avec les chefs.

Le refus d’un juge marocain d’accepter le prénom berbère que les parents voulaient donner à leur fille adoptive a suscité lundi le mécontentement d’organisations des droits de l’homme. "Le tribunal de première instance de Larache a privé le 28 janvier une petite fille marocaine de porter le prénom "Illy", un prénom berbère choisi par ses parents adoptifs", a déclaré Abderrahim Jamaï, un des plus célèbres avocats du Maroc.

Il y avait foule, hier au cimetière Achouhada de Rabat, où a été inhumé le corps de l’ex-ministre de l’Intérieur de Feu SM Hassan II, Driss Basri. Mais aucun officiel. Le seul membre du gouvernement qui a fait le déplacement est l’actuel ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa. Il a accompli la prière et accompagné, à pied, le cortège funèbre jusqu’au cimetière où il assisté à l’enterrement.

L’ancien ministre d’Etat à l’Intérieur, Driss Basri, est décédé, lundi dans un hôpital à Paris, à la suite d’une longue maladie à l’âge de 69 ans.

Pas la peine de choisir un petit nom pour votre descendance : l’Etat s’en occupe ! Annulée par un dahir de 2002, la fameuse liste des “prénoms autorisés” est pourtant toujours utilisée dans une majorité d’arrondissements.