E-Gouvernement : Un outil de simplification de la relation administration E-Gouvernement : Un outil de simplification de la relation administration

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E-Gouvernement : Un outil de simplification de la relation administration

14 août 2003 E-Gouvernement : Un outil de simplification de la relation administration

Quatre mois après la mise en place du comité chargé de l’examen du projet "e-gouvernement", les progrès réalisés témoignent de la bonne marche de ce projet.

La facilitation de l’accès des citoyens aux services administratifs, la simplification de la relation administration/administrés, et l’éradication de toute forme de complexité et d’atermoiement sont autant d’objectifs tracés par ce projet dont l’enjeu économique demeure la principale finalité.
Cette nouvelle orientation engagée par le Maroc lui permettra de devenir un modèle à suivre dans la région. Elle parait homogène aussi avec la volonté du Royaume de dépasser toutes les difficultés susceptibles d’entraver l’investissement et le développement de l’économie nationale.
L’allocution du Premier ministre, M. Driss Jettou, devant la Chambre des Représentants à l’occasion de la fin de la première année législative, témoigne clairement de cette situation.
M. Jettou a affirmé que la réalisation des aspirations économiques est tributaire de la modernisation des secteurs publics et des mécanismes de gestion publique et de l’harmonisation du système administratif avec les exigences de l’ouverture et de la compétitivité.
Dorénavant, à Agadir par exemple, il suffit à l’investisseur de se déplacer une seule fois au Centre régional d’Investissement (CRI) pour s’assurer de son identité et remplir quelques formulaires qui seront transmis ensuite par un programme informatique liant le CRI à quatre administrations intervenant dans le domaine d’investissement à savoir : L’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC), la Direction régionale des impôts, le tribunal de commerce d’Agadir et la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS).
Grâce à ce projet d’un million de DH fourni par l’agence américaine pour le développement international (USAID), l’entrepreneur pourra créer son entreprise le jour même du dépôt de la demande, chose qui pourrait être généralisée au niveau des autres CRI. .
Dans le domaine de la justice, le ministère de tutelle a développé un système informatique visant à réduire les dépenses des usagers et améliorer les prestations fournies dans des délais précis.
Ceci vise à rendre le système judiciaire rapide, transparent et crédible créant ainsi un climat favorable à l’investissement et aux échanges commerciaux.
Le projet du ministère de la justice est basé sur plusieurs axes complémentaires. Le premier vise à doter le ministère d’infrastructures pour l’insertion dans le monde de la "e-justice" à travers l’établissement d’un réseau global de communication et la mise à niveau des équipements électriques.
Le second est relatif à l’établissement d’un système intégré de gestion au niveau de l’administration centrale et des unités régionales, ce qui permettra la rationalisation des ressources humaines et une gestion meilleure des différents services du ministère.
Au niveau interne, le projet vise la création d’une cellule de communication interne basée sur la généralisation des informations au sein du ministère et des administrations y afférentes, à travers l’établissement d’un système de communication via courrier entre les magistrats, la création d’un centre d’appel qui facilitera l’accès aux informations par téléphone.
De son côté, l’administration des douanes et des impôts indirects ne ménage aucun effort pour réussir l’enjeu du "numérique". Ses chances paraissent plus grandes du moment que son directeur général, M. Abderrazak El Mossadeq, est aussi le président du comité chargé de l’examen du projet "e-gouvernement".
M. El Mossadeq a affirmé que son administration entrera dans l’ère de la "e-douane", à travers le nouveau système informatique baptisé "BADR" (Base Automatisée des Douanes en Réseau).
Il s’agit d’un programme informatique sophistiqué, fruit de plusieurs années de travail réalisé par des ingénieurs marocains.
Ce nouveau programme répondra aux aspirations des différents interlocuteurs de l’administration des douanes et facilitera l’achèvement des opérations douanières via internet ou par l’échange informatique des données sans se déplacer. Afin d’accompagner les changements lors de la période de transition, l’échéancier du programme "BADR" compte quatre paliers : le premier est relatif aux déclarations sommaires, pools et dépotages et à l’éclatement des titres de transport.
Le deuxième palier porte sur les déclarations en détail, le troisième sur la comptabilité, le contentieux, les impôts indirects et l’archivage et le quatrième sur la mise à la consommation des véhicules (MCV), les colis postaux, les colis express et le travail rémunéré.
Pour concrétiser l’engagement du gouvernement de rendre "l’administration au service du citoyen", le ministère chargé des Affaires économiques et générales et de la Mise à niveau de l’Economie, avait organisé les 7 et 8 juillet dernier deux journées d’études sur "Administration électronique au Maroc : Cas réels et perspectives", au cours desquelles plusieurs ateliers ont été organisés pour examiner la possibilité de réaliser des partenariats entre les ministères et les moyens de généraliser les expériences réussies.
Cependant, la réalisation de ces projets est-elle suffisante pour affirmer que le Maroc est entré de plain-pied dans l’ère du "e-gouvernement" ?.
En réalité, plusieurs problèmes se posent notamment le taux d’analphabétisme et la difficulté d’accès à internet vu son coût élevé.
Sur le plan juridique, force est de constater l’absence d’un arsenal juridique à même d’accompagner les exigences de la nouvelle situation.
Toutefois, ces difficultés n’ont pas ébranlé la volonté des responsables de ce projet, qui sont confiants que cette nouvelle orientation pourrait inciter une grande partie des citoyens à s’adapter à cette nouvelle culture

MAP



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