C’est un phénomène nouveau : de plus en plus de migrants africains subsahariens arrivent sur le sol maghrébin et, faute de pouvoir franchir les portes d’une Union européenne qui tente de verrouiller ses frontières, s’y installent. Le géographe algérien Ali Bensaâd a organisé, début novembre à Marseille, un colloque sur ce sujet sous l’égide de l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (Iremam, université de Provence). L’occasion de voir apparaître une nouvelle vague de chercheurs algériens, tunisiens et marocains qui s’intéressent aux migrations transsahariennes. Aux yeux de M. Bensaâd, la période qui s’ouvre est une "aubaine" pour la recherche maghrébine.