Pour 10.000 euros, des faux contrats de travail en Espagne sont vendus à des Marocains rêvant de l’eldorado européen. Adil, 24 ans, le regard un peu perdu, explique avec amertume le choix qu’il a fait. Travaillant à Casablanca dans un centre d’appel, démarchant des clients en Belgique, il gagne plus de 4000dh par mois, mais ne supporte plus le rythme effréné imposé par l’employeur. Le manque de perspectives professionnelles au Maroc le déprime. Émigrer en Europe, il en a longtemps rêvé.