Les juristes le savent depuis longtemps : nécessité fait loi. Et voilà qu’un rapprochement objectif se fait entre les États maghrébins -surtout ceux du Maghreb central- parce qu’ils sont de plus en plus confrontés au même danger : le terrorisme islamiste. Les divergences et les contentieux ne manquent pas, surtout entre Rabat et Alger à propos du dossier du Sahara marocain. Mais tout paraît se passer comme si le secteur dit sécuritaire touchant la lutte antiterroriste, avait désormais gagné son autonomie et qu’il était ainsi pratiquement à l’abri des variations des conjonctures politiques intramaghrébines.