Ce sont des pionniers maladroits, adeptes de l’instantané, qui se sont jetés dans la mort comme on craque une allumette : sans testament ni revendication. Les sept kamikazes marocains qui se sont tués lors de trois vagues d’explosions, le 11 mars, le 10 avril puis le 14 avril, à Casablanca, ne laissent rien derrière eux - sinon des interrogations.