Evoqué pour la première fois de manière réaliste en 2003, le projet de construction de lignes ferroviaires à grande vitesse prend forme. Certes, de manière progressive, mais la lenteur du processus est normale quand on connaît l’ampleur qu’un tel projet pourrait revêtir, aussi bien sur le plan financier que technique. En effet, alors qu’en 2003 on parlait d’une seule ligne, aujourd’hui, le Maroc envisage la mise en place au cours des 20 prochaines années d’un réseau de 1 500 km. A 70 MDH en moyenne le km (prix d’aujourd’hui), le compte est vite fait : le chantier nécessitera pas moins de 100 milliards de DH d’investissements, auxquels il faudra, bien entendu, ajouter le coût des rames.