Bien plus que le score des islamistes aux législatives de demain, c’est son départ du gouvernement et son éloignement de l’entourage royal qui agitent le sérail politique. Car si Fouad Ali al-Himma était tout à la fois l’interlocuteur des partis politiques, l’un des principaux gestionnaires des affaires sécuritaires et de l’épineux conflit du Sahara-Occidental, bref le vrai numéro 2 du régime, c’était en raison d’une proximité avec le roi qui remonte loin : aux bancs du Collège royal. Une complicité à laquelle il doit d’avoir été le directeur de cabinet de Mohammed VI lorsqu’il était prince héritier.