C’est le plus gros chantier du Maroc. D’ici à 2010, Rabat devrait avoir perdu son image de belle endormie, de cité administrative un brin ennuyeuse. Perdra-t-elle son âme au passage ? Les Rabati purs et durs le redoutent. Avec ses larges avenues, ses espaces verts, ses quartiers résidentiels, ses ministères et ses chancelleries, Rabat est au Maroc ce que Washington est aux Etats-Unis : une ville paisible et familiale, où il fait bon vivre, surtout si l’on est fonctionnaire ou diplomate. Les jeunes, eux, lui préfèrent Casablanca, son bruit, ses embouteillages, ses bars et son animation.