Les Européens se doivent de tirer quelques leçons de élections marocaines. Parce que la démocratie y trouve l’illustration de ses vertus et de ses limites, surtout quand elle reste relative. Parce que ce pays qui dispose de richesses potentielles fantastiques, qui connaît une diaspora dynamique et qui doit occuper une place-clef dans « l’EuroMed », dans l’espace euro méditerranéen ou dans la future Union méditerranéenne est, avec la Turquie, l’un des pays où se joue la réponse qui sera donnée à une question-clef : l’Islam est-il compatible avec la démocratie ? Une question qui conditionne une autre interrogation fondamentale : choc des civilisations ou dialogue des cultures ?