L’Etat marocain compte-t-il ou non faire des excuses publiques sur les violations graves des droits de l’homme commises entre 1956 et 1999, comme le recommande l’Instance équité et réconciliation (IER) dans son rapport rendu public le 16 décembre 2005 ? Près de deux années après la fin des travaux de cette commission de vérité, le flou persiste sur cette question, certains considérant que la symbolique du geste est nécessaire pour éteindre la flamme des rancœurs, d’autres considérant que l’ensemble du processus, notamment les auditions publiques des victimes et l’engagement du processus d’indemnisation tiennent lieu à la fois de reconnaissance et d’excuses implicites.