A une cinquantaine de mètres de l’hôtel Al-Farah, c’est l’empoignade entre des policiers et un groupe d’hommes politiques. Ces derniers, des responsables du Parti de la justice et du développement (PJD, islamistes modérés), sont venus constater de visu les dégâts matériels occasionnés dans le hall de cet hôtel du centre de Casablanca, après l’assaut d’un des cinq commandos-suicides, qui, vendredi soir, ont fait 41 morts et une centaine de blessés dans la capitale économique du Maroc. D’interminables négociations n’y feront rien : les forces de sécurité ont reçu la consigne de ne pas laisser passer ces islamistes à l’intérieur du périmètre de sécurité.