L’on se plaint d’un paradoxe flagrant au Maroc en matière cinématographique : au moment où le public se réconcilie avec la production nationale, où le film marocain s’améliore en quantité et en qualité (14 opus par an), où le budget d’aide publique est plus généreux (36 MDH), les salles obscures baissent le rideau les unes après les autres : 250 dans les années 1980, 150 en 2003, 92 en 2007 selon le Centre cinématographique marocain (CCM), voire 60 selon les responsables de la Chambre marocaine des producteurs de Films (CMPF), le nombre de salles se réduit comme peau de chagrin.