« Dans les quartiers populaires, il n’y a que la solidarité populaire. » Membre du Samu social de Casablanca dont les maraudes sillonnent la ville, Souad Ettaoussi sait ce qu’il en coûte d’être une mère dans un bidonville au Maroc. Qu’elles soient chefs de famille (un peu moins de 20 % d’entre elles sont veuves ou divorcées) ou non, ces mamans défavorisées se retrouvent le plus souvent à faire de longues journées de travail saisonnier. Elles sont vendeuses au souk, ouvrières, artisanes ou domestiques, avec des revenus bien moindres que les déjà bien maigres 700 dirhams (60 €) mensuels gagnés en moyenne par les foyers des bidonvilles.