Le refus d’un juge marocain d’accepter le prénom berbère que les parents voulaient donner à leur fille adoptive a suscité lundi le mécontentement d’organisations des droits de l’homme. "Le tribunal de première instance de Larache a privé le 28 janvier une petite fille marocaine de porter le prénom "Illy", un prénom berbère choisi par ses parents adoptifs", a déclaré Abderrahim Jamaï, un des plus célèbres avocats du Maroc.
Rabat, 22 mai (MAP) - Le litige autour du prénom Illy relève de la justice et non des bureaux de l’état civil ou de la haute commission d’état civil, a affirmé, jeudi à Rabat, M. Noureddine Boutayeb, Wali Directeur Général des collectivités locales au ministère de l’Intérieur.
Lors d’une conférence de presse organisée sur le thème : "Etat civil : une institution au service du citoyen", M. Boutayeb a précisé que le prénom Illy est en usage au Maroc et inscrit à l’état civil.
Ce cas, a-t-il rappelé, s’est posé après qu’une personne ait adopté une fillette, déjà inscrite dans le registre de l’état civil sous le prénom de Ibtihal, prénom qu’elle a voulu changer par Illy. Cette personne a saisi, à cet effet, la justice qui a estimé injustifié un tel changement.
Ce litige relève plutôt de la procédure d’adoption, a expliqué M. Boutayeb.
La nouvelle loi de l’état civil, a indiqué M. Boutayeb, se distingue par une plus grande flexibilité en ce sens qu’elle a levé la restriction concernant le caractère traditionnel du prénom et a prévu le transfert des contentieux portant sur le choix du prénom à la haute commission d’état civil et le recours à la justice en cas de rejet.