Tout le monde a quelque chose à demander à Mohammed Chaïb. Dans le hall fastueux du Parlement de Catalogne, son portable n’arrête pas de sonner. Le député regarde le numéro appelant, hésite à répondre, se sent coupable, décroche en soupirant. Selon l’interlocuteur, il enchaîne en catalan, en espagnol, en français, en arabe. C’est un membre du Parti socialiste catalan qui lui fait part d’un sondage pour les élections du 9 mars ; sa mère qui s’inquiète de savoir s’il va bien ; un Marocain de Barcelone qui lui demande de l’aider parce que son propriétaire veut résilier son bail...