Le calvaire des petites marocaines confiées à des étrangers

Studieuse, brillante, elle est la fierté de ses parents et de ses professeurs dans son lycée d’El Youssoufia, petite ville phosphatière aux allures de grosse bourgade poussiéreuse, à mi-chemin entre Marrakech et Safi. Cette année, la première de son baccalauréat en sciences économiques, Khansaa Sabraoui a obtenu un 16 de moyenne générale. Mais, sous ses airs d’élève assidue et d’adolescente bien rangée, elle porte un terrible poids sur ses frêles épaules. Celui de son passé, d’une enfance violentée. Cela fera bientôt 6 ans que Khansaa est rentrée de France, mais le souvenir du calvaire qu’elle y a vécu durant plus d’une année et demie n’est pas près, en effet, de s’effacer de sa petite mémoire meurtrie.

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