Abdellah Taïa, le corps du délit

Abdellah, pas Leïla

J’ai voulu un moment lui donner mon vrai prénom, lui dire que j’étais un garçon, un homme comme lui… Lui dire qu’il me plaisait et qu’il n’y avait pas besoin de violence entre nous, que je me donnerais à lui heureux si seulement il arrêtait de me féminiser… Je n’étais ni Leïla, ni sa soeur, ni sa mère. J’étais Abdellah, Abdellah du Bloc 15 et dans quelques jours j’allais avoir 13 ans.

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