Un passeur marocain risque 28 ans de prison pour la mort de 10 clandestins

L’Audience provinciale de Las Palmas reprend mercredi prochain le procès d’un présumé passeur de clandestins accusé d’avoir provoqué la mort en septembre dernier de 10 migrants dans le naufrage d’une embarcation sur les côtes des îles Canaries.

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5 avril 2008- par Bladi.net

Le présumé passeur nie sa responsabilité dans la mort de 10 immigrants en septembre 2007 aux Canaries

Le présumé passeur de candidats à l’émigration clandestine a nié, lors de sa comparution mercredi devant un juge de l’Audience provinciale de Las Palmas, sa responsabilité dans la mort de 10 immigrants maghrébins en septembre dernier sur les côtes de l’île de Grande Canarie.

Le ministère public a requis contre l’accusé, un Marocain âgé de 27 ans, une peine de 28 ans de prison pour "homicide involontaire et violation des droits de citoyens étrangers".

A rappeler que dix émigrants, neuf Marocains et un Tunisien, ont péri noyés suite au naufrage de leur embarcation le matin du 7 septembre 2007, à quelques mètres de la plage d’Arinaga (sud de l’île de Grande Canarie). Au moins huit autres ont pu survivre, gagnant la terre par leurs propres moyens.

Lors de sa comparution devant le tribunal, le prévenu a rejeté en bloc toutes les accusations qui lui sont reprochées, niant être le propriétaire de cette barque. Il a soutenu qu’il était venu à l’île canarienne fin août 2007, à bord d’une autre embarcation, sans toutefois être en mesure de préciser à la police le lieu où il avait débarqué à son arrivée en Grande Canarie.

Selon le Parquet, deux témoins "protégés", qui sont placés dans le Centre d’internement des étrangers de Barranco Seco, à Las Palmas, ont affirmé que l’accusé avait conduit la patéra jusqu’à la côte d’Arinaga, au sud de Grande Canarie.

Pour sa part, l’avocat de la défense, Manuel Hernandez, a demandé l’acquittement de l’accusé, Said Farchas, du fait que ce dernier a été arrêté à Maspalomas (sud de las Palmas) trois jours après le drame, précisant qu’aucun des survivants n’a fait état de la fuite du propriétaire de l’embarcation, lors de leur sauvetage par les services de sécurité le jour du naufrage.

MAP