Vu la conjoncture mondiale actuelle marquée par le renchérissement des prix du pétrole, du blé et d’autres matières essentielles, tout le monde s’attendait à ce que le gouvernement de Abbas El Fassi axe ses négociations avec les syndicats sur un discours plutôt moralisateur. Les observateurs étaient nombreux à dire que l’équipe gouvernementale n’avait rien à donner aux syndicats. Mais voilà que le Premier ministre sort, tout d’un coup, 14 milliards de dirhams pour calmer les esprits, chauffés à blanc, des syndicalistes, de tous les syndicalistes. Y compris ceux de l’UGTM, qui lui sont les plus proches. La seule chose que demande le gouvernement c’est d’étaler cet effort financier à fournir sur différentes étapes et d’avoir en échange la paix...sociale.