Quatorze ans de clandestinité à Paris

L’autocar arrive en Espagne. Il est à moitié plein et Abdelfettah se dit qu’il réussira son coup. Il n’a pas le sou ; mais le visa, payé au prix fort lui a bien fait passer les frontières de la honte. Deux paquets de cigarettes de basse échelle, rien dans le ventre, rien dans les poches, une culotte et quelques tricots dans le sac… On dit que le froid est mortel de l’autre côté.

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