“L’intérêt général passe avant ma popularité”, affirmait en juin 2007 dans la presse Karim Ghellab, le ministre de l’Equipement et du Transport. Un peu plus d’une année après la levée de boucliers des professionnels du transport, suscitée par son nouveau projet de Code de la Route, le jeune ministre istqlalien semble plus que jamais déterminé à mener jusqu’au bout sa réforme. Une refonte d’autant plus indispensable que le premier Code de la Route marocain a été promulgué en 1953, soit voilà plus d’un demi-siècle. Et que les routes marocaines demeurent les plus meurtrières au monde, 3.838 personnes sont ainsi mortes dans des accidents de la circulation pour la seule année 2007.