Soudain retentit un coup de canon. Les quelque 250 mosquées de la ville entonnent aussitôt l’appel à la prière. Il est 18 h 20. Le soleil disparaît. En une minute, Tétouan se vide. On se croirait sous couvre-feu. C’est l’heure du f’tour, la rupture du jeûne. Dans les maisons, chacun se met à table, en famille. Au menu : du lait, des dattes, des oeufs, des gâteaux au miel, et, bien sûr, la harira, la traditionnelle soupe du ramadan, faite de tomates, de pois chiches et de coriandre. Et pour les plus fortunés, des tajines, des salades, des fromages...