Comparée à la récession qui frappe l’Espagne, la dynamique que connaît le Maroc fait naître un début de “marocanité” chez les musulmans de Sebta. En quittant la “frontière” d’El Tarajal, bien des automobilistes marocains bifurquent instinctivement à gauche, là où se trouve le marché de Lakhzayen, sorte de hangars tristounets n’offrant aucun attrait pour le touriste nonobstant la proximité de la côte, aménagée à grands frais par l’administration de l’enclave.