Certaines d’entre elles prônent une relecture moderniste de l’islam. D’autres souhaitent que le droit et la religion ne soient plus confondus. Toutes réclament davantage de droits pour les femmes. Elles sont maghrébines, et féministes. Les islamistes ne les aiment pas, et elles le leur rendent bien. Sans doute sont-elles minoritaires, dans des pays à bien des égards traditionalistes et profondément machistes. Elles n’en réussissent pas moins à faire, petit à petit, bouger les choses. Au Maroc, en Tunisie, en Algérie, elles font aujourd’hui partie du « paysage » politique et associatif.