La cour d’appel de Casablanca a confirmé, le 9 mai 2006, la peine d’un an de prison avec sursis et l’amende de 100 000 dirhams (9000 euros) à l’encontre de Driss Chahtane, directeur de l’hebdomadaire Al Michaâl, pour diffamation envers le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Le journaliste a été condamné pour « atteinte à la personne d’un chef d’Etat », sur la base de l’article 52 du code de la presse marocain. Reporters sans frontières dénonce cette sentence et rappelle, une fois encore, la nécessité d’une réforme visant à dépénaliser les délits de presse.