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#1
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| Karim Ghellab n’a décidément pas de chance. Il a mis au point un projet (le nouveau Code la route) moderne et sérieux, sans doute l’un des plus courageux du gouvernement Jettou, et il doit déjà s’en mordre les doigts. Triste sort. Le 1er mai, les travailleurs ont déroulé une banderole d’un autre âge : “La li Al Moudawana Al Masmouma (non au Code empoisonné) !”. Les plus malins scandaient : “Ghellab barra (Ghellab dehors !)”. Carrément. A l’Istiqlal, auquel est censé pourtant appartenir le ministre des Transports, personne n’a bronché. Abbas et ses amis ont sans doute mieux à faire que de soutenir le projet de l’un des leurs. Le gouvernement Jettou, comme celui de Youssoufi quelques années auparavant avec le projet de Moudawana de Saïd Saâdi, a préféré laisser le pauvre Ghellab seul dans l’arène. Livré à lui-même, le ministre a été pris à parti par les syndicats, très remontés, et qui ont failli un jour le lyncher en public, et la presse, cynique au possible. On a ainsi écrit, avec beaucoup de délectation : “Ghellab se croit en Suède (pour pondre un tel projet de Code de la route)”. Ghellab lui-même, dans un réflexe de repli stratégique, a choisi d’opérer une sorte de mea culpa, via une sortie médiatique (la Vie éco du 27 avril) pour dire : “Non, les sanctions ne seront pas applicables dès l’entrée en vigueur du Code de la route”. Pour un peu, le ministre nous dirait : “Excusez-moi d’avoir travaillé dur pour mettre au point un projet moderne”. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : en criminalisant la mauvaise conduite des Marocains, Ghellab s’est vraiment cru en Suède. Saïd Saâdi s’était lui aussi cru en Suède quand il a proposé de réformer le statut obsolète de la Marocaine. L’Histoire, qui a fini par réhabiliter Saâdi, en fera de même avec Ghellab. Parce que, pour aller de l’avant, il vaut mieux se croire en Suède qu’au Maroc de l’ère médiévale. Karim Boukhari |
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#2
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| l'auteur pourrait au moins relater le contenue du projet en question.... on a rien a dire, puisque finalement nous n'avons aucun elements qui pourrait nous eclaircir et donc de donner un avis... c'est typiquement marocains ce systheme... |
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#3
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| Incha Allah le nouveau code passera.
__________________ Mon manteau est assez large pour dissimuler les trous de mon costume |
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#4
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| Citation:
example: quand les media relatent la mort d'une dizaine d'irakiens, ils ne prennent plus la peine d'expliquer que c'est suite a l'insecurite qui regne au pays depuis l'invasion des troupes americaines a telle date et qui a ete motivee par je ne sais quoi. evitez les jugemensts faciles svp. ![]() |
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#5
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#6
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| 10 morts et 120 blessés par jour, qui dit mieux ! Une triste statistique qui rappelle que le Maroc compte autant de survivants que d’habitants. En d’autres termes, lorsque vous rentrez chez vous sain et sauf, vous pouvez remercier le ciel de ne pas avoir été accroché par un bus, un conducteur qui pense que la route lui appartient ou un taxi fou. Avec l’ouverture du pays aux investisseurs étrangers, le développement du tourisme et le développement économique, le Maroc n’a eu d’autres choix que de développer son réseau routier alors que le problème d’éducation routière de ses utilisateurs n’avait pu être réglé. A cela, il faut ajouter le développement des crédits qui a rendu plus facile la motorisation des ménages. Mais, en dépit du plan national de prévention et de mobilisation contre l’insécurité routière lancé en 2004, les routes marocaines restent proportionnellement six fois plus meurtrières qu’en France et neuf fois plus qu’au Royaume-Uni. Ce triste constat, les Marocains le doivent notamment à la vétusté du parc automobile, la mauvaise formation des conducteurs, le retard pris dans la construction du schéma autoroutier, l’absence de créneaux de dépassement sur certains tronçons où se côtoient cycles, véhicules agricoles motorisés ou à traction animale, autocars et berlines surpuissantes, la corruption … Ainsi, selon les statistiques officielles, près d’un quart des 4.000 tués chaque année sur les routes meurt en juillet-août. Une saison chaude où le pays accueille sur ces routes près d’un million de véhicules supplémentaires. Mais pourquoi le Maroc cale face à l’insécurité routière ? D’abord parce que le problème n’a été pris en compte que très tardivement. Ensuite parce que les réformes mises en place récemment (celles qui réussissent à s’affranchir des résistances) ne pourraient produire d’effet qu’à long terme. Ainsi, ce n’est qu’en 2004 que le Maroc finit par se doter d’une stratégie nationale avec la création d’un comité interministériel de sécurité routière présidé par le Premier ministre. Ces derniers ont mis en place un PSIU, programme stratégique intégré d’urgence, pour la période 2003-2013. Avant 2003, chaque département ministériel disposait d’une stratégie propre de lutte contre l’insécurité routière. Seulement, et comme dans plusieurs domaines, ces stratégies sectorielles ne donnaient pas lieu à une programmation optimisant les résultats escomptés. Ainsi, en plus des problèmes de synergie (collaboration entre les différents départements), et ceux liés au manque d’approches efficientes pour changer les mentalités. Cet état de fait explique en partie la recrudescence des accidents et des victimes malgré les efforts entrepris au fil des années (voir graphique). Parmi les 7 axes majeurs de ce plan d’urgence, la réforme du code de la route qui se veut une réponse au fléau des accidents de la route, devenus première cause de mortalité au Maroc. Ce projet de réforme, prêt depuis 2005, est actuellement soumis au Parlement après son adoption en Conseil des ministres. Mais il est toujours sujet à polémiques à cause de certains volets liberticides et des montants d’amendes qui seraient dit-on sans commune mesure avec les capacités de paiement des usagers de la route. Les mauvaises langues disent que la mise à niveau d’amende est tellement haut qu’il renchérirait le bakchich à l’argent de circulation. Le pays pâtit d’ailleurs encore des deux grèves du secteur des transports contre ce projet de loi, la deuxième manquant d’asphyxier l’économie du pays. Désormais, les conducteurs qu’ils soient professionnels ou simples usagers, seront désormais considérés comme des délinquants potentiels. Selon son degré de gravité, l’infraction au code de la route peut désormais relever du pénal, et tant pis pour les tribunaux et les prisons déjà surchargés. L’auteur d’un accident de la route ayant entraîné la mort encourt une peine de prison de 5 à 10 ans et une amende allant de 10.000 à 40.000 dirhams. Si cet accident est accompagné de circonstances aggravantes, les amendes s’étaleront de 50.000 à 100.000 dirhams. Les professionnels de la route, les usagers et la société civile se sont élevés pour protester contre des mesures jugées trop sévères, et encourageant la prolifération du phénomène de la corruption. La plupart des parlementaires ont d’ailleurs plaidé pour l’adoption d’une approche conciliatrice avec le citoyen tout en procédant à l’application graduelle de la loi. Ce qui est dommage, c’est que face à la pression de la rue, le ministre a cédé sur des points qui auraient pu faire changer à la source le comportement des conducteurs. Ainsi, le permis de conduire ne sera plus retiré (150 de ces précieux documents ont d’ailleurs été restitués) et la contre-visite ne sera plus exigée. Dommage, car le plus dur dans une réforme, c’est de commencer. Préjudices humains et économiques en hausse Si la croissance a un impact positif sur le développement, l’insécurité routière demeure un corollaire de plus en plus problématique. Alors que les moyens de transport connaissent une augmentation annuelle de 5% et les trafics routiers de 15%, les accidents de la route causent au Maroc des pertes économiques énormes. Selon une étude de la BIRD, l’estimation du coût des accidents de la circulation au Maroc représente 2,5 % du PIB, soit 8 milliards de dirhams par an (estimation de l’année 2000). Si la tendance actuelle est maintenue, ce montant atteindrait 10,5 milliards de dirhams en 2012. Le nombre de tués augmenterait pour sa part de 32% (pour atteindre environ 4.964 morts en 2012). L’analyse comparative des statistiques des victimes des accidents corporels de la circulation routière de l’année 2005 par rapport à l’année 2004, a montré une diminution de 11,37% du nombre des blessés graves, de 2,02% pour les blessés légers, de 7,11% du nombre de tués et de 0,25% du nombre d’accidents de la circulation. Par contre, l’année 2006 a enregistré un retour à la hausse inquiétant et révélateur d’un manque d’efficacité des politiques mises en place pour lutter contre ce fléau. Comparativement à 2005, l’Etat a enregistré une augmentation de 5,22% des accidents corporels (56.426 accidents au total); une augmentation de 4,17% du nombre de tués (3.622 victimes au total), de 2,14% de blessés graves (12.060 victimes au total); et enfin une hausse de 8,22% de blessés légers avec 71.129 victimes en 2006. La France et le Maroc renforcent leur coopération En décembre dernier, Paris et Rabat ont décidé de renforcer leur coopération bilatérale dans le domaine de la sécurité routière et ont signé un programme d’actions pour 2007. Ce renforcement de la coopération entre les deux ministères intervient après les accidents de car au Maroc dans lesquels des Marocains et des touristes français et étrangers ont été tués. Elle s’inscrit plus globalement dans un contexte de hausse des victimes des accidents de la route en 2006, avec 3.622 tués (+4,17% par rapport à 2005). Depuis 2004, les échanges franco-marocains ont déjà débouché sur de nombreuses actions de coopération pour la réforme du permis de conduire, avec notamment la mise en place d’un permis à points. Najlae Naaoumi - L'Economiste |
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